Condoléances
Écrire un éloge funèbre
L'éloge funèbre raconte une vie devant ceux qui l'ont partagée. Il dure trois à cinq minutes, suit un fil simple (qui elle était, ce qu'elle a fait, ce qu'elle laisse) et s'appuie sur des faits plutôt que sur des adjectifs. On le règle à l'avance avec l'officiant ou la maison funéraire, qui tient le déroulé.
Mis à jour le

Sur cette page
Qui parle, et quand
L'éloge se prononce pendant la cérémonie : à l'église, au temple, à la mosquée, à la synagogue, au funérarium, au crématorium ou au cimetière, selon les obsèques choisies. Dans tous les cas, le déroulé est fixé avec l'officiant (ministre du culte, ou maître de cérémonie de la maison funéraire pour des obsèques civiles). Signalez-lui qui parlera, dans quel ordre, et combien de temps.
Plusieurs voix courtes (un enfant, un ami, un petit-enfant) valent souvent mieux qu'un seul discours long. Coordonnez-vous pour que chacun raconte une période ou une facette différente.
La trame en cinq temps
- L'ouverture : qui vous êtes, et une image de la personne. Pas de « nous sommes réunis aujourd'hui pour… », tout le monde le sait.
- Les repères de sa vie : quelques dates et lieux, sans en faire un curriculum.
- Deux ou trois souvenirs précis, qui disent son caractère.
- Ce qu'elle laisse : ce qu'elle a transmis, à qui, comment on le reconnaît encore.
- L'adieu : quelques mots adressés directement à elle, puis un merci à l'assemblée si vous parlez au nom de la famille.
Écrire son discours en 5 temps
Remplissez les cinq cases : le brouillon s'assemble en dessous, avec sa durée. Tout reste dans votre navigateur.
Un exemple complet
Éloge de Marcel
solennel≈ 1 min 51 à voix hauteJe suis Philippe, le fils aîné de Marcel. Au nom de ma mère, de mes sœurs et de toute la famille, merci d'être venus si nombreux.
Mon père est né en 1938 à Saint-Flour, dans une famille de paysans. À quatorze ans, il est descendu à Clermont pour apprendre le métier de typographe. Il a composé des journaux au plomb pendant plus de trente ans, puis il a vu arriver les ordinateurs, et il a tout réappris à cinquante ans, sans jamais se plaindre.
Il a épousé ma mère en 1962, au bal de la Saint-Jean. Ils ont eu trois enfants, sept petits-enfants et soixante-quatre ans de vie commune. Je ne l'ai jamais entendu élever la voix contre elle.
Je voudrais vous raconter deux souvenirs.
Le premier, c'est le samedi matin. Il m'emmenait à l'imprimerie, quand elle était vide. Il me laissait composer mon prénom avec les lettres de plomb, à l'envers, comme il fallait. Il disait : « Les mots, ça pèse. Choisis-les bien. »
Le second, c'est l'été de mes seize ans. J'avais fait une grosse bêtise, de celles qui coûtent cher. Il ne m'a pas crié dessus. Il m'a dit : « On va réparer. » Et il a travaillé tout l'été avec moi pour rembourser.
C'était ça, mon père : un homme qui choisissait ses mots et qui réparait ce qui était cassé.
Il nous laisse sa droiture, son goût du travail bien fait, et une boîte de lettres de plomb que ses petits-enfants se disputent déjà.
Papa, j'ai choisi mes mots aujourd'hui. J'espère qu'ils pèsent assez. Merci pour tout. Repose en paix.
Deux ouvertures possibles
Ouvrir par une image
sobreIl y a une photo d'Hélène que tout le monde ici connaît : elle est sur un voilier, les cheveux au vent, et elle rit. C'est comme ça que je veux vous parler d'elle.
Ouvrir par ce qu'il faisait
solennelPendant vingt-cinq ans, chaque samedi matin, Michel ouvrait les portes de la banque alimentaire à huit heures. Il était toujours le premier. Aujourd'hui, c'est nous qui sommes là pour lui.
- Imprimez en gros caractères, paragraphes courts, une respiration notée au crayon avant les phrases difficiles.
- Répétez à voix haute trois ou quatre fois : les passages qui vous font pleurer deviennent peu à peu prononçables.
- Désignez quelqu'un qui peut lire à votre place, avec une copie du texte.
- Mesurez la durée avec l'outil de durée d'un discours, et gardez une marge pour les pauses.
Selon la personne
Des textes plus courts, par lien, se trouvent dans l'hommage à un papa, l'hommage à une maman, à un grand-parent, à un frère ou une sœur et à un ami. Pour les lectures, poèmes et le déroulé des obsèques, voyez les textes pour un enterrement. </content>
Questions fréquentes
Qui prononce l'éloge funèbre ?
Souvent un enfant, un conjoint, un frère ou une sœur, parfois un ami proche ou un collègue. Il peut y avoir plusieurs prises de parole courtes plutôt qu'un seul long éloge. C'est la famille qui décide, avec l'officiant.
Combien de temps doit durer un éloge funèbre ?
Trois à cinq minutes, c'est notre repère, soit environ 420 à 700 mots à un rythme posé (140 mots par minute). Une cérémonie a un horaire, surtout au crématorium : vérifiez avec l'officiant le temps dont vous disposez.
Faut-il tout dire de la vie du défunt ?
Non. Un éloge n'est pas une biographie complète. Choisissez les moments qui disent qui il était, et laissez de côté ce qui divise la famille ou ce que le défunt n'aurait pas voulu voir raconter.
Peut-on lire un éloge funèbre dans une église ?
Cela dépend de la paroisse et du déroulé prévu. Beaucoup de célébrations laissent place à un ou deux témoignages de la famille. Demandez au prêtre ou à l'équipe d'accompagnement des funérailles au moment de préparer la cérémonie.
À lire aussi
- Textes et discours pour un enterrementLectures, discours civils ou religieux, déroulé et délais légaux.
- Hommage à un papa décédéTextes d'adieu à son père, pour la cérémonie ou pour soi.
- Hommage à une maman décédéeTextes à lire aux obsèques, hommages courts et lettres d'adieu à sa mère.
- Combien de temps dure mon discours ?Nombre de mots, durée à voix haute et mesure de votre propre vitesse.