Aller au contenu

Condoléances

Hommage à une grand-mère ou à un grand-père

Le petit-enfant qui prend la parole aux obsèques d'un grand-parent apporte ce que les enfants du défunt ne peuvent pas dire : le regard de celui qui a été gâté, écouté, emmené en vacances. Racontez les rituels (les goûters, les cartes, les étés), ce que votre grand-parent vous a transmis, et laissez une place aux plus jeunes s'ils veulent dire un mot.

Mis à jour le

Une bougie allumée, seule, sur un fond sombre
Sur cette page

Le regard du petit-enfant

Les grands-parents ne sont pas les mêmes avec leurs petits-enfants qu'avec leurs enfants. Souvent plus patients, plus drôles, plus indulgents. C'est cette version d'eux que vous seul pouvez raconter, et que leurs propres enfants découvrent parfois avec émotion. Pensez aux rituels : ce qu'on faisait toujours, au même endroit, à la même heure.

Textes à lire aux obsèques

Le goûter du mercredi

tendre≈ 51 s à voix haute

Mamie,

Tous les mercredis, pendant dix ans, tu m'attendais à la sortie de l'école avec un pain au chocolat dans ton sac. Tu disais que c'était un secret entre nous, que maman ne devait pas savoir. Maman savait, évidemment.

Chez toi, on avait le droit à tout : regarder les dessins animés en pyjama, manger de la confiture à la cuillère, veiller tard pour finir un puzzle. Tu disais que les règles, c'était pour les parents, et que les grands-mères étaient là pour les vacances.

Tu m'as appris à tricoter, à jouer au rami et à ne jamais partir fâchée. Je n'ai jamais fini l'écharpe. Je vais la finir, pour toi.

Merci, mamie. Pour les mercredis, et pour tout le reste.

Pour une petite-fille pour sa grand-mère, hommage lu · 120 mots · 666 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : un rituel précis (le pain au chocolat) et une petite complicité font sourire toute la famille, puis une promesse clôt le texte. À adapter : votre propre rituel avec votre grand-mère.

Les étoiles

tendre≈ 43 s à voix haute

Papi m'a appris le nom des étoiles, l'été, sur la terrasse de la maison de Gordes. Il pointait son doigt vers le ciel : « Là, c'est la Grande Ourse. Là, l'étoile Polaire. Si tu es perdu un jour, tu la cherches. »

Je ne me suis jamais perdu. Mais je la cherche souvent, pour penser à lui.

Papi était ingénieur, il aimait que les choses soient exactes. Mais il savait aussi s'émerveiller. C'est peut-être ça qu'il m'a transmis de plus précieux : savoir comment ça marche, et continuer à trouver ça beau.

Ce soir, je chercherai l'étoile Polaire. Je sais où tu es.

Pour un petit-fils pour son grand-père, hommage lu · 100 mots · 560 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : une transmission précise et poétique, sans surcharge. À adapter : ce que votre grand-père vous a appris à regarder, à faire ou à aimer.

Nous, les petits-enfants

sobre≈ 39 s à voix haute

Premier : Nous sommes les onze petits-enfants de Jeanne.

Deuxième : Onze, c'est beaucoup. Elle connaissait pourtant nos anniversaires par cœur, et elle envoyait une carte à chacun, avec un billet de dix euros plié en quatre.

Troisième : Elle venait voir nos spectacles de fin d'année, même les plus longs, même les plus ratés, et elle applaudissait toujours la première.

Quatrième : Elle nous a appris que dans une famille, on se retrouve. Tous les étés, dans sa maison de Bretagne, avec des matelas partout.

Tous : Mamie, on continuera de se retrouver. C'est promis.

Pour plusieurs petits-enfants, texte commun lu à tour de rôle · 91 mots · 567 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : chacun porte une phrase, personne n'est seul face à l'émotion, et la promesse finale engage toute la génération. À adapter : répartissez les souvenirs selon ce que chacun a vécu.

Pour les plus jeunes

Les mots d'un enfant

tendre

Papi, tu faisais les meilleures crêpes du monde et tu me laissais les retourner. Je vais apprendre à les faire tout seul. Je t'aime.

Pour un enfant de 7 à 10 ans, avec ses propres mots · 24 mots · 132 caractères
Pourquoi ça marche : une phrase d'enfant, avec un souvenir concret, bouleverse plus qu'un long texte. Conseil : faites-lui dire ses propres mots ; aidez seulement à les écrire.

Hommages courts

Mon grand-père

sobre

Mon grand-père est parti à 93 ans. Apprenti menuisier à quatorze ans, instituteur pendant quarante ans, jardinier jusqu'au bout. Il m'a appris à lire, à douter et à planter des tomates. Merci, papi.

Pour un message court sur un réseau social · 33 mots · 198 caractères
Pourquoi ça marche : trois étapes d'une vie et trois transmissions, en quatre lignes. À adapter : avec des faits de la vie de votre grand-parent vérifiés auprès de la famille.

La lettre de Léa

intime

Mamie,
Je t'écris sur le papier à lettres à fleurs que tu m'avais offert pour mes huit ans. Je l'avais gardé pour une occasion spéciale. Je crois que c'est celle-là.
Je t'aime. Je penserai à toi à chaque fois que je sentirai le lilas.
Ta Léa

Pour une lettre à glisser dans le cercueil · 46 mots · 241 caractères
Pourquoi ça marche : l'objet choisi pour écrire porte déjà le lien, et le lilas fixe un souvenir sensoriel. À adapter : un objet que votre grand-parent vous avait offert.

Pour les messages adressés à vos parents ou à la famille, voyez les condoléances pour le décès d'une personne âgée. Pour construire un hommage plus long, voyez comment écrire un éloge funèbre.

Questions fréquentes

Que dire à l'enterrement de sa grand-mère ?

Les rituels que vous partagiez avec elle (un gâteau, une chanson, une promenade), ce qu'elle vous a appris, et un au revoir. Deux minutes suffisent ; si plusieurs petits-enfants veulent parler, un texte commun lu à plusieurs voix évite les répétitions.

Un jeune enfant peut-il lire un texte aux obsèques ?

Oui, s'il le souhaite vraiment et qu'un adulte se tient à côté de lui. Une phrase ou deux suffisent, écrites avec ses mots. Il peut aussi faire un dessin, déposé près du cercueil.

Comment rendre hommage à un grand-père qu'on a peu connu ?

En racontant ce que vos parents vous ont dit de lui, ou ce que vous avez observé : ses mains, sa maison, sa façon de vous regarder. Vous pouvez le dire simplement : « Je t'ai connu tard, mais je t'ai connu. »

À lire aussi