Aller au contenu

Mariage

Discours des parents au mariage de leur enfant

Le discours des parents accueille les invités, fait entrer la belle-famille dans la famille et dit une fierté sans en faire trop. Deux à trois minutes suffisent. Il se prononce en général en premier, avant les témoins, et se partage très bien à deux voix.

Mis à jour le

Un micro de studio gris vu de près, sur un fond gris clair
Sur cette page

Le rôle du discours des parents

Il remplit trois fonctions, dans cet ordre : accueillir (vous êtes souvent les hôtes), raconter votre enfant en une image, accueillir de nouveau, cette fois la personne qu'il ou elle épouse, et sa famille. La fierté se dit mieux par un fait que par un adjectif : « elle a appris à lire toute seule dans les catalogues de jardinage » en dit plus que « elle a toujours été brillante ».

Les parents parlent en général en premier : votre discours donne le ton de la soirée. Restez chaleureux et bref, pour laisser la place aux témoins. Voir l'ordre des discours de mariage.

Discours à deux voix

Les deux photos

tendre≈ 58 s à voix haute

Lui : Bonsoir à tous. Nous sommes Bernard et Sylvie, les parents de Maxime.

Elle : Nous avons apporté deux photos. Sur la première, Maxime a quatre ans et porte un costume de pompier trop grand. Il a refusé de l'enlever pendant six mois.

Lui : Sur la seconde, prise il y a deux ans, il est à côté de Laura, à la terrasse d'un café de Bordeaux. Il ne porte plus de costume de pompier. Mais il a exactement le même sourire.

Elle : Laura, depuis que tu es là, Maxime appelle plus souvent, rit plus fort, et range même son appartement. Parfois.

Lui : À ta famille, Laura, nous voulons dire merci : merci de nous confier votre fille, et d'accueillir notre fils comme vous l'avez fait.

Elle : Nous vous invitons à lever vos verres, à Laura et Maxime.

Pour les deux parents du marié, en alternance · 135 mots · 744 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : deux photos réelles structurent le discours et permettent aux deux voix d'alterner naturellement ; la belle-famille est remerciée nommément. À adapter : deux photos de votre enfant, à des âges éloignés. Vous pouvez les montrer en les tenant à la main. Si votre enfant épouse une personne du même sexe, accordez « gendre » ou « belle-fille » et les prénoms : rien d'autre ne change.

Le cahier des charges

drôle≈ 41 s à voix haute

Elle : Quand Chloé avait dix ans, elle nous a annoncé qu'elle épouserait quelqu'un qui saurait faire des crêpes, qui aimerait les chats et qui ne mettrait jamais de chaussettes dans des sandales.

Lui : Nous avons attendu vingt ans. Nous avons vu passer des candidats.

Elle : Aucun ne remplissait les trois conditions.

Lui : Et puis Adrien est venu déjeuner un dimanche. Il a fait des crêpes. Le chat s'est assis sur ses genoux. Et il portait des chaussures fermées.

Elle : Adrien, bienvenue dans la famille. Tu as été recruté sur dossier.

Lui : À Chloé et Adrien !

Pour les parents de la mariée, en alternance · 95 mots · 564 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : le « cahier des charges » d'enfance, puis sa validation point par point, fait rire sans jamais se moquer du gendre. À adapter : une phrase réellement dite par votre enfant ; si vous ne l'avez pas, remplacez par une passion d'enfance.

Discours d'un seul parent

La valise

tendre≈ 49 s à voix haute

Bonsoir à toutes et à tous, et merci d'être là.

Le jour où Élise a quitté la maison pour ses études, elle a mis deux heures à boucler sa valise. Elle voulait tout emporter : ses livres, ses posters, son vieux lapin en peluche. Nous avons fini par nous asseoir tous les deux dessus pour la fermer.

Aujourd'hui, elle n'a pas besoin de valise. Elle emporte tout ce qui compte, et elle part avec Jonathan.

Jonathan, j'ai vu la façon dont tu la regardes quand elle parle. C'est tout ce qu'une mère a besoin de savoir.

Je lève mon verre à vous deux, et à la famille de Jonathan, que nous sommes si heureux de rejoindre.

Pour la mère du marié ou de la mariée, seule · 115 mots · 613 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : un départ réel (la valise) fait écho au départ symbolique du mariage, sans larmes appuyées. À adapter : un premier départ de votre enfant : colonie, études, premier appartement.

Ce que j'ai appris

solennel≈ 30 s à voix haute

Mesdames et messieurs, chers amis.

J'ai appris beaucoup de choses à mon fils : faire du vélo, planter des tomates, perdre aux échecs avec élégance. Lui m'a appris la patience, la curiosité, et qu'on peut changer d'avis à cinquante ans.

Aujourd'hui, Hélène, je te le confie avec tout ce qu'il sait, et tout ce qu'il lui reste à apprendre. Je sais qu'il est entre de bonnes mains.

À Hélène et Nicolas.

Pour le père du marié, seul · 70 mots · 399 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : la symétrie « ce que je lui ai appris / ce qu'il m'a appris » dit l'admiration sans grandiloquence. À adapter : trois apprentissages concrets dans chaque sens.

Discours commun des deux familles

Deux tables, une seule

sobre≈ 39 s à voix haute

Premier parent : Il y a un an, nous nous sommes rencontrés, les parents de Mehdi et nous, autour d'un couscous à Lyon. Nous avions un peu peur. Nous sommes repartis à minuit.

Second parent : Ce soir, il n'y a plus deux familles à des tables séparées. Il y a une seule grande table, un peu bruyante, et c'est exactement ce que nous voulions pour Manon et Mehdi.

Premier parent : Merci à vous tous d'être venus, de près ou de loin.

Second parent : Et maintenant, levez-vous avec nous, pour les mariés !

Pour un parent de chaque famille, en alternance · 90 mots · 500 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : la première rencontre entre familles est un souvenir que les deux côtés partagent, et que les invités ignorent souvent. À adapter : le lieu et le plat de votre premier repas ensemble.

Une place vide

tendre

Avant de lever mon verre, je voudrais dire un mot au nom de Philippe, le père de Justine, qui aurait tant voulu être là ce soir. Il répétait qu'il ne danserait jamais à un mariage. Justine, je crois qu'il aurait fait une exception.

Nous allons danser pour lui. À Justine et Romain.

Pour un parent qui parle aussi au nom d'un parent absent ou disparu · 52 mots · 281 caractères
Pourquoi ça marche : l'absent est évoqué en une phrase, par un trait vivant et souriant, puis le discours revient à la fête. À éviter : s'attarder, ou en parler sans l'accord des mariés.
Ce que les parents évitent
  • Les anecdotes d'adolescence qui gênent (premiers amours, bulletins scolaires).
  • Les conseils de vie en liste : un seul vœu vaut mieux que dix recommandations.
  • Toute allusion aux petits-enfants attendus.
  • Comparer les deux familles, même pour rire.

Écrire le vôtre

Écrire son discours en 5 temps

Remplissez les cinq cases : le brouillon s'assemble en dessous, avec sa durée. Tout reste dans votre navigateur.

Pour un discours à une seule voix plus ciblé, voyez le discours du père de la mariée, celui de la mère de la mariée ou les mots de la mère du marié à son fils. Vérifiez enfin la longueur avec l'outil de durée.

Questions fréquentes

Les deux familles font-elles chacune un discours ?

C'est courant, mais pas obligatoire. Deux discours courts (un par famille) ou un discours commun des quatre parents fonctionnent tous les deux ; l'important est de se coordonner pour ne pas raconter deux fois l'enfance des mariés.

Que dire dans un discours de parents avec humour ?

Un trait d'enfance attendrissant (la chambre en désordre, la passion des dinosaures, les fugues au fond du jardin), puis la preuve que cet enfant a bien grandi. L'humour vise le passé de votre enfant, jamais son conjoint ni la belle-famille.

Faut-il remercier les invités dans le discours des parents ?

Un remerciement collectif suffit, surtout si vous avez participé à l'organisation. Les remerciements nominatifs sont plutôt le rôle des mariés.

Et si les parents sont séparés ?

Chacun peut parler à son tour, brièvement, ou l'un des deux prend la parole au nom des deux après s'être mis d'accord sur le texte. N'évoquez pas la séparation : ce jour est celui des mariés.

À lire aussi