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Condoléances

Condoléances à la famille proche

Quand on écrit à la famille proche du défunt (conjoint, enfants, parents), on s'adresse à ceux qui portent le plus lourd. Le message doit être plus attentif que long : citer chacun, ne rien leur demander, et, si vous êtes vous-même de la famille, partager un souvenir qui leur appartient aussi.

Mis à jour le

Fleurs blanches en grappe sur un fond gris clair, lumière douce
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Écrire à ceux qui restent

La famille proche reçoit des dizaines de messages dans les premiers jours. Ceux qu'elle garde ont trois points communs : ils nomment le défunt, ils disent quelque chose de vrai sur lui, et ils ne demandent aucun effort (ni réponse, ni rappel, ni récit des circonstances).

Si vous êtes vous-même de la famille (un cousin, un neveu, une belle-sœur), vous portez aussi une part du chagrin. Vous pouvez le dire, en une phrase, sans prendre la place de ceux qui sont les plus touchés.

Exemples

Pour Nicole

tendre≈ 29 s à voix haute

Chère Nicole,

Je pense à toi depuis que j'ai appris le départ de Jean. Je le revois dans votre jardin, en train de tailler ses rosiers en sifflant faux, et toi qui riais depuis la fenêtre.

Tu n'as rien à me répondre. Je t'appellerai la semaine prochaine, et je viendrai t'aider pour le jardin au printemps, s'il te plaît que je le fasse.

Je t'embrasse très fort.

Pour à une veuve, par un ami du couple · 67 mots · 362 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : le souvenir montre le couple, pas seulement le défunt, et l'aide est proposée pour plus tard, quand elle manquera. À adapter : un moment où vous les avez vus ensemble.

Pour Thomas

sobre

Chers Catherine et Philippe,
Nous pensons à vous, et à Thomas, à son sourire et à sa gentillesse. Nous n'avons pas de mots.
Nous sommes là, pour vous, aussi longtemps qu'il le faudra.
Anne et Marc

Pour à des parents qui ont perdu un enfant adulte · 36 mots · 196 caractères
Pourquoi ça marche : la brièveté est ici une forme de respect ; nommer l'enfant compte plus que tout. À éviter : toute phrase qui cherche un sens (« il est parti trop tôt », « le destin »).

Votre papa

tendre

Chers Émilie, Antoine et Clara,

Votre papa a été pour moi un ami fidèle pendant trente ans. Il parlait de vous trois avec une fierté qui faisait sourire tout le monde au club. Il avait raison d'être fier.

Je pense très fort à vous et à votre maman.

Pour à des enfants qui perdent leur père, par un ami de la famille · 48 mots · 248 caractères
Pourquoi ça marche : les enfants apprennent ce que leur père disait d'eux, un cadeau qu'eux seuls ne pouvaient pas se faire. À adapter : ce que le défunt vous disait réellement de ses enfants.

Tante Josette

touchant≈ 26 s à voix haute

Ma chère Sophie,

Je n'arrive pas à croire que tante Josette ne sera plus là pour nos réveillons. Je pense à ses crêpes de la Chandeleur, et à la façon dont elle nous grondait, toi et moi, en riant.

Je suis triste avec toi. Et je suis là, pour les jours qui viennent et pour tout ce qu'il faudra organiser.

Pour à un cousin ou une cousine, au sein de la famille · 60 mots · 305 caractères · durée à 140 mots/min
Pourquoi ça marche : le chagrin partagé est dit sans prendre la place de la fille de la défunte. À adapter : un rituel familial réel.

La famille Martin

sobre

Chère Madame, chère famille Martin,

C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès de Robert. Je garderai de lui l'image d'un homme droit et généreux, toujours prêt à rendre service dans le quartier. Je vous adresse mes plus sincères condoléances et mes pensées les plus fidèles.

Pour à la famille d'une personne que l'on connaissait bien, vouvoiement · 48 mots · 291 caractères
Pourquoi ça marche : une formule soignée, qui garde de la chaleur grâce à un trait de caractère observé. Pour qui : voisins, anciens collègues, relations de longue date.

Pour ma belle-mère

tendre

Chère famille,

Monique m'a accueillie comme sa propre fille il y a vingt ans, avec un pot-au-feu et un tablier à mon nom. Je n'oublierai jamais ce geste.

Je suis avec vous, de tout cœur, et je pense surtout à vous, Bernard, et aux enfants.

Pour à une belle-famille, après le décès d'un beau-parent · 45 mots · 239 caractères
Pourquoi ça marche : le souvenir d'accueil est précis et la pensée se tourne vers le conjoint survivant. À adapter : votre propre souvenir de la personne.

Le club

sobre

Chère Madame Lefèvre,

Les membres du club de randonnée ont appris avec beaucoup de peine le décès de Gérard. Il a guidé nos sorties pendant quinze ans, toujours en tête, toujours patient avec les derniers. Nous vous adressons nos sincères condoléances et partageons votre peine.

Pour à la famille, carte cosignée d'une association ou d'un club · 45 mots · 278 caractères
Pourquoi ça marche : le groupe dit ce que le défunt a été pour lui, ce que sa famille ne connaissait peut-être qu'en partie. À adapter : le rôle réel du défunt dans votre groupe.
À ne pas écrire à la famille proche
  • « Tu es jeune, tu referas ta vie », « vous avez d'autres enfants ».
  • « Il faut être fort pour les enfants » : la famille a le droit d'être triste.
  • Les questions sur la maladie ou l'accident.
  • Des conseils religieux ou philosophiques qu'on ne vous a pas demandés.

Quand on travaille avec un proche endeuillé

Dans le secteur privé, un salarié a droit à un congé payé pour le décès d'un proche : au moins 3 jours pour un conjoint, un parent, un beau-parent, un frère ou une sœur, davantage pour un enfant (voir la fiche officielle en source). Si vous écrivez à un collègue, voyez aussi les condoléances dans un cadre professionnel.

Questions fréquentes

Comment adresser une carte de condoléances à une famille ?

Au conjoint ou au parent le plus proche, en citant les autres : « Chère Anne, chers Julien et Lucie ». Si vous ne connaissez qu'un membre de la famille, écrivez-lui, en ajoutant « et à toute votre famille ».

Que dire à des parents qui ont perdu un enfant ?

Très peu, et avec une infinie douceur : nommer l'enfant par son prénom, dire que vous pensez à eux, que vous êtes là. Ne cherchez aucune explication, aucune consolation, aucune comparaison.

Que dire à une veuve ou à un veuf ?

Un souvenir du couple, ou du défunt, et une présence concrète pour les semaines à venir. Évitez de parler d'avenir (« tu es jeune, tu referas ta vie »), même avec de bonnes intentions.

Mon employeur doit-il m'accorder un congé si je perds un proche ?

Oui, dans le secteur privé : le Code du travail prévoit au minimum 3 jours pour le décès du conjoint ou partenaire de Pacs ou concubin, d'un parent, d'un beau-parent, d'un frère ou d'une sœur, et davantage pour un enfant. Une convention collective peut prévoir plus. Détails sur service-public.gouv.fr.

Sources

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